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🛑Par : SANA KOJOK
Tout d’abord comprenons la “gestion de la peur”d’un point de vue politique et non psychologique aborder les différentes facettes de la “peur “dans la vie soulève de nombreux sujets connexes.
C’est pourquoi nous examinerons brièvement la
” gestion de la peur” dans le cadre des sciences politiques.
Des études en psychologie sociale et politique ont démontré que le recours à des politiques fondées sur la peur renforce les conflits autoritaires et réprime les libertés… Par conséquent la peur s’insinue dans la conscience collective et paralyse la capacité des masses à s’opposer ou à résister…
La plupart des politiques adoptent une politique de ” gestion de la peur” notamment avant les élections en propageant des rumeurs et des peurs pour gagner la confiance des électeurs et s’assurer leurs votes.
manipulation de la peur » en politique consiste à exagérer l’effondrement des fondements de l’État et de son système censé engendrer chaos et discorde et refléter un climat d’anxiété au sein de diverses couches de la société…
De plus les conflits entre forces politiques comme c’est le cas au Liban étouffent tout dialogue constructif le remplaçant par la peur la prudence et l’appréhension. Dans le cadre d’une approche de la “culture de la peur “concept développé par le sociologue britannique “Frank Furedi” nous examinons sa philosophie qui affirme que :” Les sociétés contemporaines vivent dans un état de panique permanent où les risques sont amplifiés et reproduits dans les médias et les sphères politiques d’une manière qui paralyse la pensée critique. “
Il a divisé sa conception de la “culture de la peur”en trois:
🛑 L’absence de certitude morale : selon “Furedi “la peur occupe une place centrale dans les sociétés modernes en raison de l’érosion de l’autorité morale et du déclin des grandes idéologies .
🛑 L’exagération des risques : il estime que” la société a tendance à paniquer face à tout des méthodes d’éducation des enfants aux risques sanitaires et environnementaux voire même aux technologies “.
🛑 L’aplatissement de la conscience : Furedi présente ce phénomène en partant de l’absence du rôle de l’intellectuel selon sa conception : « La culture de la peur traite les individus comme des enfants impuissants ce qui entraîne le déclin de la pensée critique et la soumission à la politique de la panique.”
Hermann Göring- (un chef militaire allemand) a déclaré :
” Les gens ne veulent pas la guerre mais ils acceptent toujours les risques pris par les dirigeants… C’est facile il suffit de leur dire qu’ils sont attaqués puis de condamner les pacifistes et de les accuser de manque de patriotisme et de mettre le pays en danger une solution miracle qui fonctionne dans tous les pays.”
Tous les regards étant tournés vers Israël scrutant son évolution et les événements qui s’y déroulent notamment alors que l’élite politique et influente se prépare aux élections et que des alliances se dessinent entre la droite et l’opposition l’attention se porte principalement sur le Premier ministre adverse Benjamin Netanyahu qui se présente comme le nouveau “roi d’Israël” le sauveur de ” l’État d’israël “. Netanyahu le ” renard “de la politique israélienne excelle dans la manipulation de la peur contre ses colons depuis le 7 octobre et les guerres subséquentes au Liban et en Iran ainsi que l’annexion de territoires syriens il a bâti sa stratégie sur cette tactique pour assurer son avenir politique en plus de miser sur une victoire aux prochaines élections il réaffirme avoir accompli dans la région des exploits politiques et militaires qu’aucun Premier ministre précédent n’avait réussi à réaliser Ce faisant il joue sur la corde sensible de l’idéologie existentielle d’”israël” pour instiller la peur chez les colons et maintenir son pouvoir en exerçant une emprise totale sur le pays il présente des exemples concrets qui auraient contribué à sauver” Israël” de l’effondrement et de la désintégration.
Dans son discours politique Netanyahu s’attache à expliquer les dangers auxquels “Israël” aurait été confronté s’il n’avait pas été au pouvoir et n’avait pas pris de décisions cruciales par exemple :la décision d’occuper Gaza et de déclarer la guerre à l’Iran et au Liban a induit ses colons en erreur leur faisant croire que ces guerres contribueraient à leur sécurité et à leur stabilité et réduiraient les risques d’acquisition de l’arme nucléaire par l’Iran.
C’est ici que réside la politique de” gestion de la peur” une politique que Netanyahu a adoptée en exploitant les angoisses des colons tant à l’intérieur qu’à l’extérieur des territoires palestiniens occupés afin de contrôler le rythme de son règne.
Dans une déclaration faite aujourd’hui il confirme son attachement à cette politique affirmant : “Tant que je serai Premier ministre Israël restera au cœur du secteur sécuritaire… Le 7 octobre l’État d’Israël semblait se diriger vers sa fin et le plus important que nous ayons fait a été de briser le mur de la peur.”
Sans oublier sa promesse de réaliser le rêve du ” Grand Israël” l’un de ses principaux objectifs d’occupation pour la pérennité de l’entité on le voit tantôt parler de “son rêve” avec assurance pour maintenir son image d’homme fort tantôt adopter un discours persuasif et émotionnel pour obtenir la sympathie et le soutien de la communauté internationale pour sa société engluée dans la corruption et les conflits internes.
On peut sans doute affirmer que Netanyahu est l’un des dirigeants les plus importants de l’ère moderne à avoir bâti sa survie politique avec ruse,finesse et intelligence sur une politique de “gestion de la peur “… et il continue d’exploiter cette stratégie gagnante qui lui permet de maintenir son pouvoir sur”Israël “il a parfaitement compris l’impact de la peur semée au sein de la population et l’a mise en œuvre au sein de son régime.
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